Universal Stargate : Atlantis, Sg1 RPG


 
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 I Need a Heros ! [ OS Défi Médailles ]

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Richard Grant

¤| Major- Béret Vert - SG-2

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MessageSujet: I Need a Heros ! [ OS Défi Médailles ]   Lun 22 Fév - 19:58

Une forêt, comme il peut en exister tant d’autres. Humide, froide, le temps était invariablement orageux, teinté de ses nuages sombres. On se croirait en plein milieu des Etats-Unis au moment de l’automne, au Minnesota, en pleine forêt, parmi le peuple sauvage de la terre. Mais ce n’était pas le cas. On s’en trouvait à des milliards de kilomètres finalement. Une planète inexplorée, une planète dont les coordonnées avaient été trouvées par l’ordinateur du SG-C. Une planète comme une autre en somme. Toujours la même rengaine. Climat tempéré, température assez fraiche, des arbres à perte de vue, des ruines et encore une exploration qui avait commencé pour les équipes SG.

Et comme toujours, cela se passait bien au début. Comme toujours on ne s’attendait pas à tomber sur des ennemis. Comme toujours on pensait simplement qu’on allait se promener et profiter un peu d’un répit bien mérité après la défaite des Goa’ulds, l’année précédente. Et encore une fois, on se trompait.

Voilà quoi pensait actuellement Richard, Richard qui se trouvait en plein milieu de cette forêt, les vêtements humides, trempés, soutenant un des soldats du SG-C blessé à la jambe. Essoufflé, on essayait de mettre de la distance dans cet endroit totalement inconnu. On pourrait se demander pourquoi après tout ? Alors que visiblement, il n’y avait aucun danger vous me direz. Et pourtant, ce calme ambiant dans les environs était un faux semblant. Comme d’habitude. S’arrêtant quelques instants contre un arbre, laissant le soldat qui l’accompagnait se reposer dessus, il prit son M4 en main, avant de rester aux aguets concernant les alentours. On ne savait jamais quand ils leur tomberaient dessus. D’ailleurs le soldat reprit la parole, enfin prit la parole serait plus exacte.


"Laissez moi ici Major, je ne fais que vous ralentir. Je les retiendrais le plus longtemps possible."

"Ne dites pas de bêtises Caporal, on ne laisse personne derrière nous, et vous encore moins. On n’est pas là pour jouer les héros. Surtout que ce sont les premiers à se faire descendre."

"On les a semés ?"

"J’en doute Caporal, ils sont là, vous devez tenir le coup d’accord ?"

Tenir le coup. Tenir le coup alors que l’on était totalement séparé de la Porte des Etoiles et des possibles renforts. Bien trop éloignés d’eux, avec des jaffas à leurs trousses et certainement entre leur salut et eux. Vraiment, ce genre de missions, cela commençait à devenir franchement lourd. Pourquoi est-ce que cela tombait toujours sur les mêmes ? Le Caporal hocha légèrement de la tête. Il avait l’air totalement épuisé. Il faut dire que sa blessure par une lance jaffa à la jambe n’avait pas vraiment l’air belle. Bien sur, on l’avait soignée avec les moyens du bord. Un garrot, quelques pansements, du désinfectant, mais on n’était pas médecin et la blessure saignait toujours. D’ailleurs le Caporal avait l’air bien blanc, signe qu’il ne tiendrait vraisemblablement très longtemps.

"On doit trouver une planque pour la nuit, tenez le coup Caporal."

Avant de l’aider à nouveau à marcher. Ce n’était pas simple de garder un œil sur les alentours, tout en soutenant le soldat mais il fallait bien faire, et on voyait mal quelqu’un d’autre le faire après tout. Toujours est-il qu’ils reprirent la marche, et en attendant, aucun mot n’était échangé. A vrai dire, il ne valait mieux pas si on ne souhaitait pas se faire repérer rapidement. En tout cas, désormais on se rappelait les évènements qui les avaient conduits jusqu’ici. Dans cet enfer.

Flashback : Quelques heures plus tôt


Tout semblait normal sur cette planète que nous nommerons PC7-261, la Porte des Etoiles venait de s’activer, laissant l’horizon des évènements se former. Bientôt quatre personnes sortirent de là, le Major Grant ainsi que trois autres hommes dont un civil, en tout cas, ce n’était pas SG-2. Encore un mixage des équipes. Toujours est-il que descendant les marches, gardant un œil sur les alentours, on allait pouvoir commencer l’exploration de cette planète. Tout ce qu’on savait, c’était qu’il y avait des ruines dans les alentours, à quelques kilomètres à peine. Un peu de marche ne ferait pas de mal. Le docteur Kazanski, le scientifique de l’équipe prit la parole.

"On prend les paris ?"

"Vous n’avez pas autre chose à faire Docteur ?"

"Aller Major, qui va gagner à votre avis ?"

Secouant la tête devant les dires du Lieutenant Isaacs, Richard préféra ne pas répondre et les laisser prendre leurs fameux paris. Tout cela pour savoir sur quoi ils allaient tomber. Enfin pour le moment, il fit surtout machine avant toute, s’ils voulaient parier, ils pouvaient le faire sur la route. Personnellement, il n’avait pas parié, loin de là, laissant les autres deviner ce qu’ils trouveraient. Trois suggestions : des ruines Anciennes, un alien à trois têtes, et une mine de naqquada. Même s’il ne pariait pas, il pencherait plus pour la troisième solution à vrai dire. La conversation reprit après quelques centaines de mètres, apparemment, on souhaitait faire la discussion pendant la marche. Oh il n’avait rien contre, même si ce n’était pas le plus grand orateur du monde.

"Encore deux mois, j’ai hâte qu’il arrive. Parce qu’en ce moment, je préfère être ici plutôt qu’à la maison."

"Les enfants sont notre avenir, et vous Major ? Des enfants ?"

"Non, fin de la discussion."

Ouaip, bon, pas orateur du tout même. En attendant derrière la discussion reprit sur le même sujet jusqu’au moment ou l’on arriva enfin au bord d’une butte qui donnait sur d’anciennes ruines, visiblement, d’après les écrits, enfin d’après ce qui avait l’air d’être incrusté dans les ruines, ce n’était pas Goa’uld, ni humain. Le scientifique, spécialiste dans les langues, poussa un petit yes, signe de sa victoire. Des ruines Anciennes, c’était leur jour de chance.

Richard préféra laisser le scientifique à ses délires sur les Anciens pendant qu’il donnait ses ordres concernant ce qu’il fallait faire. A priori tout était calme en fait, mais ce n’était pas une raison pour se relâcher finalement. En fin de compte, il s’installa sur un rocher laissant le doc décrypter certaines colonnes, tandis que les deux autres surveillaient les environs. On avait un temps limité pour la mission, on ne pouvait pas rester indéfiniment. Regardant sa montre, une fois que le délai pour cette mission arriva quasiment à expiration, il reprit la parole.


"Docteur nous y allons."

"Pas maintenant, il reste encore tant de choses, et je n’ai quasiment rien traduit."

"Vous reviendrez avec une autre équipe, quand le Général sera au courant, en attendant si on ne veut pas finir éclater contre l’iris, nous devons y aller."

Ronchonnant Kazanski reprit son paquetage avant de faire demi-tour, mais un tir de lance jaffa brisa rapidement cette tranquillité d’esprit. Le dernier soldat qui était avec eux, le Caporal Sanders, venait de se faire toucher à la jambe. Criant, il s’écroula au sol, tandis que Richard retournait son attention vers l’origine des tirs. Observant les alentours, il fronça les sourcils en voyant de l’autre côté des ruines, un jaffa, bientôt suivis par beaucoup d’autres. Se murmurant pour lui-même.

"Au merde !"

Sanders était au sol gémissant, Kazanski à ses côtés, tandis qu’Isaacs restait en couverture. On ne prit pas longtemps pour justement prendre une décision. Trainer dans les parages ce n’était pas franchement nécessaire.

"On dégage ! On se replie à la porte ! Kazanski foncez et ouvrez le passage vers la Terre, demandez des renforts !"

En attendant, Isaacs venait de commencer à faire feu sur les ennemis, mais il y en arrivait beaucoup trop pour tous réussir à les éliminer. Quand à Richard, il se pencha sur Sanders, le soulevant en le soutenant sous l’épaule, avant d’essayer de foncer en direction de la Porte. Enfin de sa direction supposée bien sur. Isaacs couvrant leurs arrières, hurlant au travers des tirs et du bruit ambiant.

"On ne tiendrai jamais Major !"

Il fallait prendre une décision et rapidement, d’autant plus qu’avec Sanders blessé, ils étaient ralentis, et bientôt, ils se feraient rejoindre et certainement tués. Nul doute qu’en tant que chef d’équipe, il ne se permettrait pas de laisser toute l’équipe périr, ce n’était pas le genre de la maison. Il donna ses ordres à Isaacs, l’obligeant finalement à foncer avec Kazanski en direction de la Porte des Etoiles, tandis que lui et Sanders fileraient d’un autre côté, pour en attirer le plus possible. Le but étant quand même de garder la Porte des Etoiles sous contrôle pour permettre l’arrivée des renforts. Mais rien ne se passait exactement comme on l’avait prévu à vrai dire.

Fin du Flashback


On fut de retour brutalement à la réalité, quand Sanders trébucha, l’obligeant à se courber pour éviter que tout le monde ne se casse la figure. Il l’aida à se relever, et à se maintenir en place avant de reprendre la marche. On repensa à la suite de ce qui s’était passé.

Flashback une heure avant :


On avait réussi à se faire suivre par des jaffas, pas tous malheureusement, et bientôt, il eut également une autre mauvaise nouvelle. Alors qu’on venait d’atteindre la lisière de la forêt et que l’on posait Sanders au sol à couvert, il eut un message radio de la part d’Isaacs, l’informant qu’ils ne pouvaient pas tenir la Porte très longtemps. Il y avait trop d’ennemis, ils étaient cernés. La mort dans l’âme, car malgré tout, ils allaient de leur côté, se retrouvaient seuls contre tous les jaffas, il leur ordonna de passer la Porte et de revenir avec des renforts. Cela ne valait pas le coup, qu’ils y restent tous de toute manière. Une fois le message terminé, il fit feu sur les jaffas qui avançaient dangereusement de leur position. Il fallait filer rapidement d’ici. Sortant une grenade fumigène, il la dégoupilla avant de la lancer. Cela leur créerait un léger écran de brouillard qui leur permettrait de fuir.

Après tout cela, ils avaient réussi à mettre un peu de distance avec leurs ennemis finalement, et à prendre un peu de temps pour soigner du mieux qu’on pouvait la blessure du Caporal. D’ailleurs celui-ci avait l’air choqué et terrorisé.


"Je vais mourir ! On va tous mourir !"

"Personne ne va mourir Caporal, vous m’entendez ! Pas sous mes ordres ! Vous allez tenir le coup Marine ou je vous jure que je viens vous botter les fesses en enfer !"

"C’est moche ?"

"Pas si on rentre vite, ça ira Caporal ! Vous serez rapidement sur pied."

Enfin on l’espérait. En tout cas une fois que tout ceci fut fait, on ne traina pas dans les parages, reprenant la marche en direction d’on ne sait ou, mais loin des troupes qui les poursuivaient en tout cas. C’est ainsi qu’on les retrouva, une heure plus tard, en plein milieu de cette forêt, par une température qui ne dépassait pas les dix degrés.

Fin du Flashback


Le soleil commençait à se coucher sur cette planète, et bientôt, il ferait nuit noire. Ils ne verraient plus rien à des kilomètres à la ronde. Il fallait trouver une planque et rapidement. Avisant finalement le pied d’une montagne, ou d’un mont, à vrai dire, il ne saurait le dire, il se dirigea vers celui-ci avec son fardeau contre lui. Ils étaient fatigués, ils avaient marché aussi longtemps qu’ils pouvaient et le plus rapidement possible pour éviter de se faire suivre de trop près. Pour le moment, ils étaient en sécurité, mais il savait fort bien que les jaffas ne lâcheraient pas. Ils étaient bien trop tenaces. Remarquant une cavité à l’intérieur de la roche, il s’y dirigea avec Sanders qu’il soutenait. Cela serait parfait pour la nuit de toute manière. Déposant avec le maximum de douceur qu’il pouvait Sanders, il l’installa contre la roche avant d’enlever les sacs à dos qu’ils avaient. Observant les alentours, il souffla légèrement, reprenant doucement son souffle tout en ouvrant son sac pour sortir de quoi se couvrir. Il grimaça légèrement en voyant le contenu. Etant donné qu’il ne s’agissait que d’une mission de quelques heures initialement, il n’y avait pas grand-chose.

"On va devoir se contenter de peu Caporal."

Ne se faisons pas d’illusions de toute manière. Il sortit la couverture de survie avant de la déplier et de la placer sur Sanders. Il en aurait visiblement plus besoin que de lui. Entre temps, il vérifia les armes et les munitions. Ils étaient partis assez léger malgré tout, on ne pouvait pas vraiment compter sur une puissance de feu importante. Soupirant, il observa ce qu’il avait devant lui. Son M4 avec quelques chargeurs, son Colt M1911, quelques grenades, du C4 et quelques mines. A part cela, pas grand-chose. Du côté de Sanders il avait son M16 et son arme de poing, vu que le reste, Richard avait tout récupéré. Il faudrait faire avec cela.

En attendant, il y avait plus important. Déjà en tout cas, il ne ferait pas de feu, cela signalerait leur position beaucoup trop facilement pour leurs ennemis. Sortant le peu de ration de survie qu’ils avaient, il faudrait partager, il en ouvrit une et la donna à Sanders.


"Mangez Caporal, vous avez besoin de force."

"Et vous ?"

"Je me contenterais d’une part de ce qu’ils appellent boulettes de bœuf."

Même si au final cela avait un goût de poulet. Mais bon, nous ne reviendrons pas sur la qualité des rations de survie, de toute façon ce n’était pas censé être de la grande cuisine non plus. Enfin toujours est-il que le repas se passa en silence. Tout d’abord parce que Sanders était vraiment épuisé, cela se voyait à son temps, et par l’autre côté par Richard qui préférait garder un œil sur les alentours, plutôt que d’être distrait en fait. On parla très peu à vrai dire, de toute façon qu’est-ce que l’on pourrait véritablement dire ? Pas grand-chose en fin de compte. Ils étaient livrés tout simplement à eux-mêmes, et ils devaient trouver un moyen d’éviter les patrouilles ennemies. Pas facile, d’autant plus qu’il était le seul à être encore d’attaque. Sanders était trop amoché pour cela désormais. Il le fixa quelques instants après la pause repas.

"Reposez vous, je fais le guet."

De toute façon ce n’était pas comme si on avait vraiment le choix. Richard était réaliste, il avait bien remarqué que Sanders ne tiendrait pas éveillé plus longtemps. D’ailleurs, à peine quelques minutes plus tard, il dormait déjà, récupérant certainement. On en profita pour jeter un rapide coup d’œil à la blessure. Cela ne saignait plus, pour le moment, mais malgré tout, cela restait une belle blessure par décharge d’énergie, la chair était brûlée par bien des endroits, il faudrait des soins urgents. Soupirant, il espérait qu’ils s’en sortiraient sans trop de dommages, on pouvait toujours croire au Père Noël.

Prenant son M4 en main, il se leva pour venir se poster à l’entrée de la cavité, essayant de se réchauffer au mieux. Vu que la nuit s’annonçait froide, cela ne serait franchement pas facile en fin de compte. Enfin au moins, ils étaient tranquilles pour la nuit, personne ne les chercherait, ce serait difficile, d’autant plus que les jaffas n’avaient pas de visions nocturnes quand même !

Est-ce qu’un jour il pourrait avoir une mission sans soucis ou il n’aurait finalement rien à faire, simplement se balader puis rentrer à la base ? Non, visiblement, il attirait les ennuis, c’était un comble alors qu’il ne les cherchait pas. Il essaya malgré tout de garder ses pensées assez claires, et surtout de ne pas sombrer dans le sommeil, car malgré tout, tenir ainsi ce n’était jamais simple, même en étant entrainé. Fort heureusement, le froid aidait à garder une certaine conscience et connaissance, difficile de dormir avec le froid de toute manière. N’empêche qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour un bon bain chaud.

La nuit commença ainsi et s’acheva de la même façon. Enfin malgré le laps de temps ou Sanders dormait, Richard avait eu le temps d’aller faire un tour dans les environs, pour trouver une position à défendre plus facile que celle-ci, ou une simple grenade pouvait les envoyer au sol. Vers ce qui semblait être 5h du matin, il entendit une sorte de vrombissement dans les airs. Levant les yeux, difficile de distinguer quelque chose au travers des arbres, jusqu’à ce que sa radio se mette à grésiller. Ce n’était pas trop tôt. Le contact n’était pas totalement clair, mais il comprit rapidement que des renforts seront envoyés rapidement, une fois que la Porte serait moins gardée. Bien sur, bien que d’un côté, cela pouvait rassurer, d’un autre, il fallait encore sécuriser la Porte désormais, surtout si elle était aux mains de l’ennemi. Néanmoins la communication fut rapidement coupée par on ne sait quoi, en tout cas, la radio n’avait plus l’air de fonctionner. Jurant légèrement, il observa à nouveau les alentours avec ses jumelles, avant de grogner. Ils étaient désormais dans de beaux draps. Revenant rapidement à l’intérieur, il tapota légèrement l’épaule de Sanders pour le réveiller.


"Ils arrivent. Faites le mort, pas un bruit, pas un mot, et gardez cela à portée de main au cas ou."

Avant de lui refiler son M16 dans les mains.

"Il est chargé, ne tirez que si vous vous sentez en danger. Ne montrez pas votre position sinon."

"Qu’allez vous faire Major ?"

"Leur rendre la monnaie de leur pièce, je vais faire diversion, m’éloigner d’ici, en espérant qu’ils ne se dirigent pas par ici. Attendez les équipes de secours."

"Je viens avec vous ! Vous ne pouvez pas..."

Posant une main sur son épaule, il l’obligea à rester coucher. Il était à peine capable de se lever, cela se voyait, et il voulait venir avec lui, à la première balle, il tombait. Pas la peine d’avoir un mort sur la conscience.

"Négatif, vous faites ce que je dis et tout se passera bien, c’est un ordre Caporal."

Résigné, Sanders hocha la tête, alors que Richard récupéra rapidement le matériel. Désormais, chaque seconde comptait. Sortant discrètement de l’abri provisoire, il se faufila rapidement vers la position qu’il avait découverte plus tôt. Cela ferait une parfaite défense. D’autant plus qu’il ne pouvait être attaqué sur les côtés, ou par derrière. En effet, certes c’était un cul de sac finalement, mais autour de lui, on restait protégé par la roche, et également devant soi. Même s’il fallait qu’il s’abaisse pour éviter de se prendre un tir. Enfin toujours est-il en tout cas, que c’était éloigné de la cavité. Cela donnerait peut-être une chance à Sanders. Gardant un œil sur les alentours, il plaça à proximité le C4 mais également les quelques mines qu’il avait. Pour le reste, on gardait pour soi en tout cas. Satisfait de son travail, il souffla quelques instants avant de redresser légèrement de la tête.

Les voilà, ils arrivaient. Tout un bataillon de jaffas. Cela serait difficile, quasiment impossible de toute façon de tous les avoir. Mais il espérait en tout cas, que ce soit suffisant pour que Sanders reste planqué et que personne ne le découvre. Il prit les détonateurs, observant ou se trouvait les ennemis avant de les enclencher. Plusieurs gerbes de flammes s’élevèrent dans le ciel, envoyant valser contre les arbres plusieurs jaffas de mort, les corps à moitié déchiquetés par les explosions ou brûlés. Malgré tout, cela avait donné l’alerte désormais. Il actionna ensuite les mines Claymore disposées là ou il avait pu, envoyant à nouveau en enfer quelques jaffas qui s’écroulèrent à même le sol gémissant de douleurs ou morts sur le coup. C’était toujours cela de pris. Il dut néanmoins se planquer derrière le rocher lorsque les premiers tirs de lances frappèrent la roche.


"Pour une idée de génie."

Vérifiant que son M4 était armé et prêt à faire feu, il sortit légèrement à découvert, avant de tirer quelques balles sur les jaffas présents, des rafales, pour économiser les munitions, réussissant à en avoir quelque uns qui tombèrent à nouveau. Mais suite aux tirs qu’il subit par la suite, devant sans arrêt retourné se coucher, s’abaisser, il ne fit désormais plus dans la finesse. Soufflant un bon coup, il sortit à nouveau de sa cachette, mitraillant dans le tas, vidant complètement son chargeur finalement. De toute façon les jaffas avançaient beaucoup trop rapidement vers sa position, et ils étaient trop nombreux, plus besoin de faire dans la finesse.

Un nouveau chargeur tomba au sol, vide, alors qu’il évitait du mieux qu’il pouvait les tirs de lance jaffas qui n’arrêtaient pas de toucher la roche, voir passaient au-dessus de sa tête. Cela devenait tendu, d’autant plus qu’il y avait un véritable mur de tirs devant lui, difficile de tirer dans ses conditions. Vérifiant ses munitions, il remarqua qu’il s’agissait de son dernier chargeur. Soupirant, il mit à nouveau en joue plusieurs jaffas, en abattant à nouveau, avant d’entendre le déclic comme quoi son arme était déchargée, plus de munitions. Cette fois, il n’eut pas d’autres choix que de plonger à même le sol, lâchant par la même occasion le M4 qui ne lui était plus d’aucune utilité.

Les tirs se faisaient de plus en plus proches, il ne lui restait que son arme de poing et quelques grenades. S’il devait y rester, il n’y resterait pas tout seul en tout cas. Il garda une grenade pour lui, dégoupillant les autres et les balançant aux alentours. Se recroquevillant sur lui-même, il se boucha les oreilles lorsque les grenades explosèrent, faisant arracher quelques morceaux de roches qui volèrent dans les alentours, tandis que les corps des jaffas près des explosions se retrouvaient éparpillés aux quatre coins. D’ailleurs, l’un d’eux fit un vol plané pour s’écraser pour la paroi rocheuse juste devant Richard. Pas de chance.

Néanmoins, il savait désormais, qu’il n’avait plus beaucoup de chance. Les tirs étaient toujours présents, mais plus espacés. Il fronça les sourcils avant de se redresser légèrement, juste à temps pour voir l’un de ces jaffas foncer dans sa direction avec sa lance. Se décalant sur le côté, il lui balança son genou dans l’estomac avant de passer son bras autour de sa nuque et de la lui briser. Pas le temps de faire dans la finesse. Alors qu’il allait sortir son arme de poing, il fut atteint par le tir d’une lance en plein dans le bras gauche, saignant abondamment, serrant les dents pour ne pas leur faire le plaisir de montrer la souffrance, il essaya de garder une certaine assiette, mais vu la force du tir, il avait du mal à rester debout à vrai dire.

Dommage, tentant sa dernière chance, il sortit la grenade avec son autre main, prêt à la dégoupiller avec ses dents, il fut arrêter un jaffa trop zélé qui s’était approché rapidement et qui venait de le frapper avec sa lance au niveau de la tête. Résultat des courses, il lâcha la grenade, et tomba au sol, l’arcade sourcilière explosait. Et la tête qui tournait. Il fut bientôt entouré par des jaffas, sans qu’il puisse y faire quelque chose. Se faisant redresser par deux d’entre eux, il dut faire face à ce qui semblait être le prima. Enfin du peu qu’il voyait, il était légèrement dans les vappes quand même.


"Jaffas ! Emmenez le près de notre Dieu, lui seul décidera de son destin."

De la chance que Richard était à moitié conscient, sinon il aurait été capable de sortir une phrase de son cru. En tout cas pour le moment, il fut emmené, forcé bien entendu, par les deux jaffas qui le trainaient par les épaules. De toute façon, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il était en état de combattre, d’autant plus qu’il venait de recevoir un coup de zat alors qu’il avait essayé de bouger légèrement. Ils étaient trop zélés ces jaffas.

Toujours est-il que le moment ou il reprit réellement connaissance, ce fut à l’abri, bien au chaud. Enfin en tout cas le sol était toujours aussi dur. Se remettant de ses émotions, il perçut du bruit autour de lui, des voix, avant de finalement remarquer qu’il n’était pas dans un endroit amical. Loin de là au contraire. Il se trouvait actuellement dans une des salles principales d’un Ha’Tak Goa’uld. Pas la première qu’il en voyait un, sauf que là, bien entendu, il y avait un Goa’uld dans les environs. Ce n’était vraiment pas son jour de chance à vrai dire. Se redressant légèrement, se tenant le bras blessé, qui mine de rien n’avait pas été soigné en tout cas, il fut rapidement remis à sa place par le prima qui lui balança un coup dans les genoux. Grimaçant, il retomba à genoux à même le sol, devant le faux dieu.


"A genou devant notre Dieu."

"Dans tes rêves sac à merde."

Il reçut pour l’occasion une nouvelle frappe derrière la tête, avant que tout ne soit stoppé par le Goa’uld qui visiblement avait autre chose à faire que d’observer ce spectacle. Celui-ci se mit debout, à vrai dire, quand Richard l’observa, il ne remarqua rien de bien différent d’un être humain habituel. Jeune, enfin dans la trentaine, les cheveux bruns, la seule chose qui permettait de lui dire que cela pouvait être un Goa’uld c’était la tenue, et cette suffisance sur le visage. Mais bien vite, il eut une autre confirmation quand ses yeux brillèrent. Et voilà, cela recommençait finalement.

"Ainsi donc voici l’un de ses fameux guerriers de la Tau’ri qui ont tant détruit des nôtres. Ils n’ont pas l’air si redoutables."

"Toi et moi dans la même pièce, on va voir si tu te débrouilles sac à main."

"Que d’insolence, je n’aime pas cela."

Avant d’utiliser son arme de poing sur Richard, lui envoyant le rayon en plein milieu du front. Richard de son côté, ne put que subir, serrant les dents, essayant de faire fi de la douleur, il ne donnerait pas satisfaction à ce sale serpent. Malgré tout, c’était comme se faire chauffer à blanc de l’intérieur, avoir le crâne en bouilli, malaxé, mais on tenait, en tout cas on essayait. Et la torture s’arrêta au bout de quelques instants.

"Je dois admettre que vous êtes résistants, mais vous allez payer pour tout ce que vous nous avez fait."

"Tu fais crédit ? J’ai oublié mon portefeuille pour te payer, je n’ai pas mon chéquier sur moi."

Il aurait mieux fait de se taire vu qu’il reçut un nouveau coup de rayon en plein milieu du front. Cela dura un peu plus longtemps que la première fois visiblement, à croire qu’il y prenait du plaisir. Mais il tenait bon, il ne crierait pas de toute manière, serrant les dents, se mordant la langue, jusqu’à en saigner finalement, de toute façon qu’est-ce qu’il avait à perdre ? Et puis ce genre de torture, cela ne pouvait pas être pire qu’une autre qu’il avait déjà subi non ? Et peut-être également qu’il ne voulait pas capituler devant ce genre d’ennemis. Mais bon, on fut malgré tout soulagé que tout cela s’arrête au bout de quelques instants. La preuve, il se prit malgré tout la tête entre les mains. Ce n’était pas vraiment très agréable pour le crâne tout cela.

Toujours est-il que pour le moment, il ne subit plus ce genre d’interventions de la part de notre ami le Goa’uld, en effet, il fut emmené, malgré lui, en direction d’une cellule, enfin si on pouvait appeler cela une cellule finalement. Cela avait plus l’air d’une salle de torture qu’autre chose d’après ce qu’il constatait au premier abord. Grimaçant rien qu’à l’idée de ce qui pouvait arriver, il espérait seulement que les renforts arriveraient rapidement. De toute façon il n’eut pas vraiment le temps d’y penser d’avantage, qu’on lui attacha les mains à une barre sur les épaules. Bien sur. Comme si déjà, il n’était pas assez amoché. Mais il ne plierait pas. Pour preuve, il essayait de rester debout, rien que pour leur tenir tête en fin de compte. Malgré tout, il dut plier un genou par la suite, en sentant leur fameux bâton de douleur se coller contre sa peau. Tout du moins contre son uniforme. Bientôt de toute manière la partie ou il venait de poser son bâton fut brûlée pour ne laisser place qu’à la peau, et la douleur revint, de plus en plus forte. Ils s’amusaient avec lui, il le remarquait bien, ils le faisaient souffrir, c’était réjouissant pour eux. Il leur lança un regard plein de haine, alors que ces guignols commençaient à rire face à cela.


"Tu apprendras à ne jamais défier notre Dieu. Tu vas souffrir."

Essoufflé suite à la douleur, reprenant difficilement sa respiration, il parvint malgré tout à dire quelques mots en fin de compte.

"Tapettes. Même ma mère fait plus mal."

Oui, il avait être leur prisonnier, il la jouait toujours aussi vaillant, boyscout, et surtout totalement stupide. Mais bon, on ne pourrait pas le changer. Il était comme cela, d’autant plus que ce n’était pas la première fois que l’on subissait cela, on avait l’habitude en quelque sorte. On avait subi bien pire auparavant, et il ne fallait pas leur donner satisfaction de l’avoir mis KO, bien qu’il sache parfaitement qu’il ne tiendrait plus très longtemps de façon consciente. D’autant plus que sa blessure au bras n’était pas guérie, ni même soignée. Cela recommença, quelques temps, de toute façon, il avait malgré tout perdu la notion de temps à force. Son uniforme, treillis, était en miettes dans son dos, on ne savait plus vraiment combien de temps on était là, était-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Va savoir. Le seul moment ou il fut à peu près conscient, car malgré tout, ils voulaient qu’il soit toujours avec eux au moment des tortures, ce fut pour entendre des bruits aux alentours.

Visiblement quelque chose se passait, mais quoi ? Il n’en savait rien, tout le monde avait l’air de se presser d’après ce qu’il pouvait comprendre dans le charabia local. Mais il eut rapidement la réponse à sa question en entendant le bruit caractéristiques des armes à feu, les renforts étaient arrivés. Au moins, il avait permis de faire gagner un peu de temps. Les tirs se rapprochèrent finalement, bientôt, après les cris, les tirs de lance jaffas et les tirs d’armes automatiques le silence revint. D’autant plus que ces tortionnaires avaient filé en quatrième vitesse, bande de lâches tiens ! Il se redressa difficilement, avant de voir débarquer en force dans la salle de torture toute une équipe SG, prête à faire feu si des jaffas se trouvaient là. Soufflant légèrement, signe qu’il était content que ce soit eux, il parla d’une voix rauque, normal quand on avait pas eu le droit de boire depuis je ne sais combien de temps et que l’on avait passé son temps à crier.


"Vous en avez mis du temps."

Il fut rapidement détaché de la barre en fer avant d’être aidé pour être sorti de là. Bien sur, on lui soigna sommairement son bras, il faudrait être à la base pour que cela soit vu par un médecin. Entre temps, il demande des nouvelles de Sanders, visiblement, ils l’avaient retrouvé et en vie. Bien, au moins personne n’était mort dans son équipe. Au moment de sortir de la cellule avec les autres, deux jaffas arrivèrent qui furent rapidement mis hors d’état de nuire par les soldats de l’équipe SG. Le problème vint du fait que le Goa’uld était juste derrière eux, et que malgré le fait que les soldats vidèrent leurs chargeurs sur celui-ci, il avait activé son bouclier.

Richard le vit se mettre à rire, tout cela parce que les balles ne traversaient pas son bouclier. Il leva sa main avec le gant Goa’uld avant de l’activer et d’envoyer valser les soldats de l’équipe SG. Lui-même se retrouva au sol vu que ceux qui l’aidaient à rester debout subirent également ce fâcheux désagrément. Il retomba sur le dos, en grimaçant, cela réveillait certaines douleurs. Le Goa’uld était toujours devant lui, cette lueur de démence toujours présente dans le regard. Richard en avait marre, marre de voir ces serpents lui gâcher la vie, non franchement ils n’avaient pas autre chose à faire ? D’autant plus qu’ils se croyaient invincibles. Récupérant le couteau sur l’un des soldats qui étaient tombés à ses côtés, il utilisa le peu de force qu’il avait pour viser le Goa’uld et lancer le couteau. Sur le coup, il remarqua le Goa’uld toujours sur de lui, prêt à les envoyer rôtir en enfer. Malheureusement, pour lui, le couteau traversa le bouclier et vint se planter dans sa gorge. Richard put remarquer une lueur d’effroi dans le regard de son ennemi, alors que le bouclier se désactivait et que le Goa’uld tombait au sol se tenant la gorge.

Les soldats du SG-C furent rapidement de nouveau opérationnels et prêts à partir, il ne restait que peu de temps à vivre au Goa’uld , cela se voyait dans son regard, et alors que l’équipe passait devant, Richard ne put s’empêcher de l’observer quelques secondes et de lancer une dernière pique.


"Tu diras bonjour à Toutankhamon du con !"

Bien vite, on ne s’intéressa plus vraiment lui, l’équipe SG-C sortant de là, et filant vers la sortie. On retrouva rapidement le reste des renforts, le Général avait envoyé toute une armada on dirait, et visiblement, ils avaient fait le ménage. De toute façon le reste du voyage, il fut à moitié conscient, jusqu’au moment de passer la porte et de rentrer sur Terre. Tout ce qu’il savait, c’était que le reste des équipes avait nettoyé le terrain et fait explosé le vaisseau mère. Par la suite, une bonne nuit de repos l’attendait à l’infirmerie, et certainement pas qu’une nuit.

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Spoiler:
 


DC : Jack O'Neill
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