Universal Stargate : Atlantis, Sg1 RPG


 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion
-41%
Le deal à ne pas rater :
Carte Mémoire microSD XC SanDisk Extreme 64 Go (avec ...
15.95 € 26.99 €
Voir le deal

Partagez
 

 Tarot [récit original]

Aller en bas 
AuteurMessage
Jennifer Keller

¤| Médecin - Chef du département médical - SG-C

Jennifer Keller

Messages : 2040
Activité : 115771
Date d'inscription : 22/09/2009
Age : 31
Localisation : Forcément dans son infirmerie. Cherchez bien ^^'

Tarot [récit original] Empty
MessageSujet: Tarot [récit original]   Tarot [récit original] I_icon_minitimeMar 20 Oct - 10:38

Tiens, je n'avais pas fait attention à cette partie du forum... Tarot [récit original] 440282

Je vais mettre un de mes romans en tout début d'écriture. Je n'ai fait que le prologue et les deux premiers chapitres pour l'instant. Avoir vos remarques le concernant me motivera certainement. Very Happy

Citation :
Titre provisoire : Tarot
Genre : fantastique

Résumé :
Oulà... Je dois résumer ce merdier ? Bon bah, allons-y ! Tarot [récit original] 188950
L'histoire se passe en 2009 et s'inspire du jeu de tarot divinatoire. Il y a 22 arcanes et chaque arcane est incarnée dans une personne née pendant l'année 1987 (c'est à dire qui aura 22 ans en 2009). Ils sont tous de la même famille, même si parfois ils sont cousins à des degrés très éloignés.
C'est une sorte de malédiction, ou de bénédiction ça dépend de votre penchant, qui frappe la famille X (elle n'a pas encore de nom). Si les 22 arcanes sont réveillées au cours de la même année, leurs possesseurs peuvent établir des prémonitions très précises pour tout et n'importe quoi.
Elles sont contrôlés par le patriarche de la famille (qui fut l'arcane du Diable autrefois) et sont obligées de faire ce qu'il demande. Il vend leurs prémonitions au plus offrant, souvent les Mafias.
La seule façon pour elles de se libérer de son emprise c'est de prévoir sa mort avec exactitude malheureusement, c'est aussi la seule chose qui reste un peu floue pour elles.

L'histoire commence la nuit du 31 décembre. Il y a 21 arcanes réveillées et il n'en manque plus qu'une seule. Tous les jeunes gens prient pour qu'elle se réveille avant minuit parce que sinon, ils perdront leurs pouvoirs individuels pour redevenir de simples humains.
Oui, le jour de leurs 22 ans ans, pour leur "Eveil", les possesseurs des arcanes ont reçu des pouvoirs liées à leur carte. Exemple : pouvoir de séduction pour l'Impératrice, force physique impressionnante pour la Force, etc...

Vous comprendrez mieux en lisant le prologue qui suit. Tarot [récit original] 195455

J'ouvrirai un sujet dans commentaires pour que vous puissiez donner vos impressions. Soyez francs et incisifs ! flower

_________________
Tarot [récit original] Passkeller

DC : Clare Fang Yin & Sarah-Jane Winchester
Revenir en haut Aller en bas
Jennifer Keller

¤| Médecin - Chef du département médical - SG-C

Jennifer Keller

Messages : 2040
Activité : 115771
Date d'inscription : 22/09/2009
Age : 31
Localisation : Forcément dans son infirmerie. Cherchez bien ^^'

Tarot [récit original] Empty
MessageSujet: Re: Tarot [récit original]   Tarot [récit original] I_icon_minitimeMar 20 Oct - 10:40

PROLOGUE


31 décembre 2009 - Ville X - Etat X - USA

_ Il est déjà 13h50, Fedric. C’est tard. Ça aurait déjà du se produire si ça devait arriver.
_ Nous n’en savons rien ! Rugit un jeune homme en se levant de son fauteuil. Il reste encore dix heures et dix minutes.

Le grand blond soupira et abandonna l’idée de faire entendre raison au Diable. De toutes façons, ils seraient bientôt fixés. Un autre blond, plus menu et timide, suggéra :

_ Dix heures et dix minutes si l’Empereur se trouve dans notre fuseau horaire mais imaginez un peu qu’il soit sur un autre continent…
_ Justice ! Fais taire ton imbécile de cousin !

Une jolie brune posa la main sur l’épaule de ladite personne et lui souffla :

_ Alvan, tu devrais aller demander qu’on nous apporte du thé.

Il haussa les épaules et tourna les talons. Dans son dos, il entendit Fedric s’enflammer :

_ Non mais c’est vrai quoi ! L’Empereur est un membre de notre famille. Il est forcément aux États-Unis. Où est passé le Chariot ? Il devait dresser la liste de tous les candidats potentiels.

Les jeunes gens présents dans la pièce se regardèrent les uns les autres.

_ Il était là il y a quelques minutes encore, murmura l’un d’eux poussé du coude par son jumeau.
_ Death ! Le Bateleur ! Allez me le chercher immédiatement.

Deux jeunes hommes prirent la porte. Le premier avait la mine la plus sombre qu’un visage humain puisse afficher. Le second trottinait tranquillement derrière lui, un large sourire ironique aux lèvres. L’Impératrice jeta un coup d’œil par la fenêtre, se disant que le temps était aussi mauvais que l’humeur du Diable aujourd’hui. Il fallait dire aussi que c’était leur dernière chance de sentir l’Empereur s’éveiller. S’il ne le faisait pas d’ici minuit, les vingt-deux ne seraient pas réunis. Pourtant, tout avait bien commencé. Le 1 janvier de cette année, Fedric s’était éveillé. Il avait demeuré la seule Arcane jusqu’au 12 où le Soleil l’avait rejoint, puis la Force le jour suivant. A mesure que les mois avaient défilé, les arcanes s’étaient réveillées une à une. L’avant-dernière fut l’Ermite au début du mois. Puis décembre avait égrainé ses jours, changeant l’attente en supplice. Si l’Empereur ne se réveillait pas avant minuit, Fedric aurait vingt-trois ans le lendemain et ils auraient espéré en vain. Il fallait que les vingt-deux arcanes soient au complet pour que leurs prédictions soient claires et fiables à 100%. Alors, forts de ce don, ils seraient les rois du monde, eux et le patriarche de la famille X, à qui ils devaient obéissance - pour l’instant du moins.
Le Chariot, qui était un jeune homme chétif prénommé Kisne, refit son apparition, escorté par Death et le Bateleur, respectivement nommés Cail et Ilex. Les enfants de la famille X avaient tous des prénoms uniques qui semblaient avoir été inventé rien que pour eux, preuves qu’ils étaient des êtres d’exception. Fedric le morigéna :


_ Où étais-tu passé, maudit caddie ! Tu n’as pas fait ton travail ! Je t’avais demandé de me remettre un rapport avec le nom de tous les jeunes de notre famille qui étaient nés le 29 décembre 1987 ! Où est-il ?
_ J’ai essayé, bredouilla Kisne penaud, mais je n’ai trouvé personne.

Le Diable parcourut les quelques mètres qui le séparaient de lui en courant presque et l’attrapa brusquement par le col de chemise pour lui hurler au visage :

_ Comment ça personne ?! Est-ce que tu te moques de moi ? Tu es remonté jusqu’au 7ème degré ? C’est là où tu avais trouvé le Jugement.

Le Chariot hocha la tête frénétiquement :

_ Je suis remonté jusqu’au 10ème degré. Il n’y a personne.

Fedric le relâcha aussi violemment qu’il s’était saisi de lui et alla s’effondrer dans son fauteuil. Il enfouit son magnifique visage entre ses mains. Il ne pleurait pas, non. Le Diable ne pleurait jamais. Il réfléchissait. Par le passé, jamais autant d’arcanes n’avaient été éveillé en même temps. Ils avaient eu toutes les chances d’espérer que le rassemblement se ferait cette année. Il fallait continuer d’y croire coûte que coûte. C’est alors qu’il allait donner cette instruction à ses cousins qu’il le sentit. Il se figea quelques secondes, le regard dans le vide, comme hypnotisé par quelque chose d’invisible. Son cœur sembla décoller de sa poitrine un instant, comme quand le wagon d’une montagne russe redescend à toute vitesse après une longue ascension. Sa respiration se bloqua et il sentit une chaîne invisible se nouer autour de son cœur affolé. Il souffrait le martyr mais la signification de cette souffrance était pour lui le plus grand du bonheur du monde. Chaque éveil était différent mais celui-ci était particulièrement impressionnant. Peut-être encore plus que celui de Death qui lui avait coupé le souffle en mai. Quand il sortit de son état de transe, il n’eut pas à interroger ses camarades pour avoir confirmation. L’Empereur s’était éveillé. Enfin. Fedric se leva d’un bond et poussa de grands cris de victoire. Un spectateur inconnu l’aurait trouvé dément et c’était un peu ce qu’il était. Mais les arcanes comprenaient ce qu’il ressentait. Passée minuit, il aurait du renoncer à ses pouvoirs et redevenir l’inconnu qu’il était l’année dernière. C’était hors de question. Fedric avait soif de pouvoir et de puissance. Il se tourna vers Kisne et dans un sourire carnassier, il dit :

_ Relève l’heure et cherche-moi tous les enfants dont la date de naissance correspond.
_ Tous ?
_ Oui. Dans le monde entier. Pour une raison que nous comprendrons bientôt, l’Empereur n’est pas un membre officiel de notre famille, sinon tu l’aurais déjà trouvé.

_________________
Tarot [récit original] Passkeller

DC : Clare Fang Yin & Sarah-Jane Winchester
Revenir en haut Aller en bas
Jennifer Keller

¤| Médecin - Chef du département médical - SG-C

Jennifer Keller

Messages : 2040
Activité : 115771
Date d'inscription : 22/09/2009
Age : 31
Localisation : Forcément dans son infirmerie. Cherchez bien ^^'

Tarot [récit original] Empty
MessageSujet: Re: Tarot [récit original]   Tarot [récit original] I_icon_minitimeSam 24 Oct - 21:11

Chapitre 1
Aldwin



_ Aldwin ! Aaaaldwin ! S’égosillait ma mère en bas de l’escalier.

Ne croyez pas qu’il s’agisse du nom d’un pokemon ou d’une marque de machines à laver, c’est bien mon prénom. Pourtant elle m’aime, je le sais. A chaque fois que je lui demande pourquoi elle m’a appelé comme ça, j’ai droit à la même explication : c’est mon père qui a choisit. Mais je ne peux pas lui demander confirmation. Mon père est un inconnu, pour moi du moins. C’est un homme que ma mère a rencontré il y a un peu plus de deux décennies. Ils ont eu une courte liaison puis se sont séparés. Apparemment, il ne saurait pas que j’existe. Comme maman a eut l’air de ne pas vouloir l’accabler par la nouvelle de ma naissance, j’imagine pour rigoler qu’il s’agit d’une rock star ou milliardaire qui avait déjà sa vie. Ça ne m’ennuie pas vraiment. Nous sommes bien tous les deux. Les seules choses que je sais de lui sont qu’il est américain et qu’il a lui aussi un prénom des plus originaux. Ma mère s’appelle Mary et elle travaille comme infirmière à l’hôpital qui se trouve à dix minutes de notre petit appartement à Londres. Moi, je suis étudiant en architecture et il y a quelques semaines, j’ai eu vingt-deux ans.

_ Aldwin !

Je dévalai les escaliers qui conduisaient à ma chambre en mezzanine et atterris dans le salon. Elle m’attendait, armée d’un gant de cuisine et d’une spatule.

_ On mange, mon chéri.
_ Désolé. Je travaillais, dis-je en l’embrassant sur le front comme je la dépassai d’une bonne tête.

Je la suivis jusqu’à la cuisine et m’attablais avec bonne humeur. Elle était un vrai cordon bleu et beaucoup d’amis me l’enviaient. D’habitude, Davis traînait toujours un peu avec nous pour profiter du dîner mais ce soir, il était rentré plus tôt. Davis est mon meilleur ami. Je l’ai rencontré à l’école d’architecture. Un jour que je déambulais dans la cafétéria pour trouver une place, je l’ai entendu parler d’Eternal Winter. C’est un MMORPG, un jeu de rôle en ligne, que je pratique depuis plus de deux ans. J’ai lancé une réflexion à ce sujet et ils m’ont invité à m’asseoir avec eux. Jack, son ami, est parti depuis mais Davis et moi, on ne s’est plus quittés.

_ Est-ce que tu comptes ressortir ce soir ? Me demanda ma mère entre deux bouchées de pommes de terre.
_ Je ne sais pas encore. Peut-être. Si Dav m’appelle.

Je ne suis pas quelqu’un de très directif. En général, je préfère que ce soit lui qui propose. A la fin du repas, je remontai dans ma chambre pour achever un plan au rotring à rendre le surlendemain. Puis mon téléphone sonna :

_ Salut mec, c’est Dav. Alors, on sort ?
_ Ouais. Tu veux aller où ?
_ Jordan fait un réseau ce soir, ça te branche ?
_ Carrément ouais. On se retrouve à la sortie du métro devant chez lui ?
_ Ok. A toute.

Un réseau, c’est quand je retrouve plusieurs joueurs d’Eternal Winter et qu’on joue tous ensemble sur les ordinateurs d’une même pièce. Jordan tient un cybercafé. Je jetai quelques affaires dans un sac à dos et me dirigeai vers la sortie en clamant :

_ M’man ! Je sors. Dors bien.

Puis je filai. On devait approcher les vingt-deux heures et les rues se vidaient de leur population diurne pour accueillir leur population nocturne. Je ne connaissais rien d’aussi excitant que Londres la nuit. La ville était différence. Elle se métamorphosait totalement, comme si elle enlevait son maquillage ou quelque chose du genre, comme si elle en avait marre d’avoir du jouer la séductrice pour les touristes toute la journée et qu’à présent elle voulait simplement être naturelle. Elle abritait des gens de tous styles. Il y avait ceux qui arpentaient les rues, en route pour des destinations diverses et variées, et ceux qui erraient ça et là au hasard. Certains étaient déjà ivres morts sur la chaussée et chantaient gaiement de mélodies méconnaissables. D’autres allaient de passant en passant pour réclamer une cigarette ou une petite pièce. Personnellement, on ne m’embêtais jamais. J’ai chopé le truc : si on n’avait pas l’air perdu, on nous laissait tranquille.
Dans le métro, la diversité des utilisateurs m’épataient encore plus. Il y avait ceux qui ont trop de travail pour finir plus tôt et ceux qui n’en n’ont pas pour occuper leurs journées. Ces deux types de personnes coexistaient étonnement bien dans un wagon. Les jeunes qui peuplaient paresseusement les places assises avaient tous l’air harassé. Tous sauf un. A quelques mètres en face de moi, un jeune homme blond, peut-être un peu plus jeune que moi, me fixait par intermittence. Il propulsait une pièce en l’air avec son pouce avant de la rattraper lors de sa chute. Ce jeu semblait l’amuser car un large sourire étirait ses lèvres. Quand mon regard croisa le sien, je sentis mon cœur battre anormalement quelques secondes puis il se calma. Une impression de brûlure perdura. Je me détournai pour fixer la fenêtre. Quelle étrangeté ! J’avais ressenti la même chose le jour de mon anniversaire. Il faudrait peut-être que je songe à aller consulter un médecin à ce propos…
Au moment de quitter la rame, je remarquai qu’il descendait également mais il prit la sortie opposée à la mienne. Sans bien savoir pourquoi, j’étais soulagé. Je montai quatre à quatre les marches des escaliers pour retrouver l’air libre. Davis était déjà là, installé sur un muret, à fumer sa clope. Quand il me vit, il sauta sur ses pieds, jeta son mégot par terre, l’écrasa négligemment et vint à ma rencontre. Je vis à son visage mystérieusement éclairé qu’il avait quelque chose à m’apprendre. Il s’exclama comme si j’étais encore très loin ou bien sourd :

_ Devine quoi !

Avant que je puisse tenter ma chance, il se reprit :

_ Non, attend ! Laisse tomber, mec. C’est impossible que tu trouves.

Je haussai les épaules et restai serein :

_ Je t’écoute. Qu’est-ce qu’il y a ?

Apparemment, la nouvelle était époustouflante. Il ne semblait pas savoir par où commencer pour ménager le plus de suspense possible. Il tourna en rond quelques secondes, regarda à gauche et à droite comme pour s’assurer que personne ne pourrait entendre et souffla :

_ Tu sais, la nouvelle dans notre Guilde...

Eternal Winter était basé sur le concept des associations de joueurs, appelées Guildes. « La nouvelle » faisait référence à une joueuse qui avait intégré celle dont Davis et moi étions membres il y a une semaine. Elle avait déjà un niveau équivalent au mien et pourtant personne n’avait jamais entendu parler de son personnage avant son entrée. Je hochai la tête et lui rappelai son pseudo :

_ Oui. Impératrice22.
_ C’est ça, l’américaine. Hé bin figure-toi qu’elle sera chez Jordan là ce soir.

Je restai coi. J’imaginais très bien que cette nouvelle ait mis en effervescence toute la Guilde, dont Jordan était le chef. Les filles joueuses étaient aussi rares que les charmes des joueurs. Avoir une petite amie joueuse était considéré comme le nec plus ultra d’une relation amoureuse étant donné que les joueurs passaient tout leur temps sur l’ordinateur et n’en avait donc plus suffisamment pour sortir au cinéma ou au restaurant. Personnellement, j’étais hermétique à cette joie. Je n’avais jamais parlé avec Impératrice22 sur l’IRC depuis son arrivée parmi nous. Je savais juste qu’elle était américaine et que, comme moi, elle préférait développer la dextérité plutôt que la force physique de son personnage.

_ Je me demande si elle est mignonne, rêvassait Davis en pénétrant dans la cage d’escalier qui menait chez Jordan.

Probablement pas, pensais-je, amusé par avance par la réaction de mon ami si l’impératrice se trouvait être une vieille de quarante ans. Nous arrivâmes sur le palier et il se retourna vers moi :

_ Tu aurais pu mettre tes lentilles, qu’est-ce que c’est que ces vieilles lunettes ? Je te préviens, tu as beau être mon meilleur pote, ce soir c’est chacun pour soi.

Je levai les yeux au ciel.

_ Premièrement, mes lentilles me font mal en fin de journée. Deuxièmement, tu viens seulement de me dire qu’il y aurait une fille et troisièmement, je m’en contrefous. Alors maintenant sonne à cette porte avant que je ne me serve de ta tête pour enfoncer le battant.

Davis rie et lança :

_ Tu ne pourrais pas, tu n’as pas suffisamment de points de force et j’ai les bottes d’or.

C’est une blague de joueur. Désolé… Jordan vint nous ouvrir. Il était aussi excité que mon ami.

_ Hey mais ce sont nos deux retardataires, Davil et DarkSnow. Venez par là les mecs, nous n’attendions plus que vous.

Ce sont nos pseudo pour le jeu. Nous l’avons suivi jusque dans le salon en abandonnant nos sacs. En refermant la porte, je ressentis comme un léger malaise.

_ Wow ! Tu as vraiment amené toutes tes bécanes ici ? S’exclama Davis en découvrant les ordinateurs dispersés ça et là dans la pièce. Je croyais qu’on avait rendez-vous et qu’on descendait au cybercafé après.
_ Ascot et Edge sont venus m’aider alors ça a été vite pour tout apporter.

Huit joueurs étaient déjà vautrés sur les canapés et les chaises disponibles. Je serrai la main à chacun d’entre eux. J’en connaissais la moitié.

_ Vous ne m’aviez pas dit que c’était un rassemblement officiel, marmonnai-je.
_ Tu étais trop occupé par tes équerres et des crayons pour entendre, s’esclaffa Davis.

Je sourie et me tournai vers la prochaine personne à saluer. Quand mes yeux se posèrent sur elle, je me pétrifiai.

_ Les gars, c’est notre Impératrice22.

Elle se leva souplement de son siège pour nous tendre la main. Davis s’en empara vivement, hypnotisé. Elle avait de longs cheveux d’encre et de petits yeux noisettes inquisiteurs. Seules les poupées de collection pouvait rivaliser avec la perfection de son visage. Son teint semblait fait de porcelaine. Elle était de bonne taille, pourvue de jambes interminables habilement mises en valeur avec une jupe noire très courte, des collants et des bottes hautes en cuir. Elle portait un pull en cachemire couleur rouge sang et plusieurs chaînes en argent supportant divers pendentifs sur lesquels je n’osais pas attarder mon regard. Une douleur perçante me déchira le cœur une seconde, exactement comme avec l’inconnu du métro.

_ DS ?

La voix de Jordan me remit brutalement dans la réalité. Sa main blanche était tendue vers moi. Je la pris dans la mienne et la douleur s’accentua avant de disparaître tout à fait. Ses yeux étaient plongés dans les miens et semblaient y chercher quelque chose. J’aperçus du coin de l’œil Davis qui me lançait un regard mauvais. Les lèvres de la jeune fille s’étirèrent en un sourire poli et elle coupa le contact en retirant sa main. Je sentis immédiatement l’expression du manque naître en moi. Impossible. Ça ne pouvait tout de même pas être ça le coup de foudre… Si ? Je secouai la tête pour remettre mes idées à leur place et allais m’appuyer contre le mur derrière elle pour ne pas avoir à croiser de nouveau son regard.

_ Bon, je vous propose d’attendre que le livreur de pizza passe avant de commencer à jouer, comme ça on n’aura pas à s’interrompre. La bière est dans le frigo, n’hésitez pas à vous servir pendant ce temps. Ça te va, Imp’ ?
_ C’est parfait, répondit la seule demoiselle de la soirée.

Sa voix était, comme je l’avais parié, très agréable à entendre. Je profitai de ce répit pour aller prendre l’air sur le balcon. Qu’est-ce qui n’allait pas chez moi ? Depuis mon anniversaire, je me sentais bizarre. J’avais l’impression de ne plus être entier… Peut-être que j’étais en train de devenir fou. Le grincement d’ouverture de la baie vitrée me fit sursauter. Je me retournai. Elle était là. Ses yeux me sondaient avec une lueur d’amusement que je ne comprenais pas.

_ Salut, laissai-je échapper dans un bégaiement.

Elle garda le silence et vint s’accouder à la rambarde à quelques centimètres de moi. Elle sortit un paquet de cigarettes du petit sac qu’elle portait en bandoulière et s’en alluma une d’un geste infiniment gracieux. Elle souffla plusieurs bouffées et tourna son beau visage vers moi :

_ Alors, tu t’appelles Aldwin. C’est original.

J’étais troublé.

_ Oui. Comment est-ce que tu le sais ?
_ Je sais plein de choses sur toi, se contenta-t-elle de répondre d’un air énigmatique. Je sais aussi que tu ne fumes pas sinon je t’aurais proposé une cigarette.

Un petit silence s’installa. Je le mis à profit pour trouver une question à lui poser à mon tour. Finalement, je tentai un banal :

_ Et toi, comment est-ce que tu t’appelles ?

Elle rejeta une mèche de cheveux par dessus son épaule avant de lâcher avec décontraction :

_ Alivianne.

Puis, après quelques secondes :

_ Tu vois, moi non plus je n’ai pas un prénom très commun.

Je ne savais pas quoi lui dire. Elle avait l’air si sûre d’elle et si forte qu’elle m’intimidait complètement.

_ Alors tu… Tu es venue à Londres pour le rassemblement de la Guilde ?

Un sourire se dessina sur ses lèvres parfaites :

_ N’est-ce pas évident ?
_ Pas vraiment. Je trouve que… que tu n’as pas le profil habituel des joueuses.
_ Ah oui ? Pourquoi ?

J’étais gêné de lui avouer mes pensées mais une impulsion d’origine mystérieuse m’y poussait.

_ Tu es trop jolie pour passer ton temps devant un ordinateur.

Elle tapota sa cigarette pour faire tomber la cendre et rit.

_ Tu as raison. Peut-être que je suis venue pour autre chose alors…

Alivianne laissa son insinuation malicieusement en suspens. Mais qu’est-ce qu’elle me voulait à la fin ? Je la regardai écraser son mégot contre l’un des barreaux et le jeter en contrebas. Elle se tourna tout à fait vers moi et fit un pas en avant. A présent, elle pouvait difficilement se trouver plus proche. Elle posa une main sur ma veste en dessous de mon cou et souffla en plantant ses petits yeux rusés dans les miens :

_ Je suis venue chercher mon empereur…

Mon cœur battait à tout rompre. Ce mot avait allumé un vrai feu en moi. Je fis un pas en arrière mais elle se rapprocha encore. Elle se pressa contre moi et me mordis sensuellement la lèvre inférieure. Je frissonnai mais ne me dégageai pas, complètement sous son emprise. Un instant plus tard, la porte de la baie vitrée coulissa et je suis Davis apparaître. Son air enjoué disparut aussitôt qu’il saisit la scène et il me fusilla du regard. Je n’avais encore jamais senti autant de haine dans ses yeux. Le charme qu’exerçait Alivianne se rompit instantanément et je parvins à la repousser avec douceur.

_ Les pizzas sont arrivées ? Demandais-je l’air de rien.
_ Ouais, grogna mon ami en rentrant.

Je lui emboîtai le pas, suivi d’Impératrice22. La soirée se déroula dans la bonne humeur mais Davis ne me décrocha plus un seul mot.

Au moment de partir, vers les cinq heures du matin, mon comparse se dépêcha de s’enfuir sans m’attendre. Je trouvai cet acte un peu grossier. Après tout, ce n’était pas de ma faute si la demoiselle en avait après moi, pour une raison plutôt obscure d’ailleurs.

_ Tu as besoin qu’on te raccompagne ? Lui demanda d’ailleurs le maître des lieux sur le pas de la porte.
_ Non merci. Quelques amis patientent en bas.
_ Ça marche, ma belle ! A la prochaine alors.
_ Oui, merci pour tout.

Alivianne me précéda dans l’escalier. Je saluai Jordan et ceux qui avaient décidé de camper ici avant de rejoindre la rue à mon tour. L’Impératrice m’attendait. Je ne savais pas comment réagir mais elle m’évita cette peine en me tendant de but en blanc un morceau de papier plié en deux :

_ Sois à cette adresse à 16 heures précises tout à l’heure. Si tu n’y es pas, je viendrais te chercher.

Quand je pris le billet, elle tourna les talons et rejoignit trois silhouettes qui étaient appuyées contre le mur un peu plus loin. De hommes apparemment. Arrivée à leur hauteur, elle prit la main de l’un d’eux et ils s’en furent. Avant de tourner l’angle, un second m’adressa un grand signe de la main. Il était loin mais dans la lumière du réverbère, je crus reconnaître le jeune homme étrange du métro.

*

_________________
Tarot [récit original] Passkeller

DC : Clare Fang Yin & Sarah-Jane Winchester
Revenir en haut Aller en bas
Jennifer Keller

¤| Médecin - Chef du département médical - SG-C

Jennifer Keller

Messages : 2040
Activité : 115771
Date d'inscription : 22/09/2009
Age : 31
Localisation : Forcément dans son infirmerie. Cherchez bien ^^'

Tarot [récit original] Empty
MessageSujet: Re: Tarot [récit original]   Tarot [récit original] I_icon_minitimeSam 24 Oct - 22:24

Chapitre 2
Death


L’Impératrice a encore pris ma main. Je crois qu’elle trouve ça amusant de donner la main à la Mort. Elle a achevé la première partie du boulot. J’ai aperçu l’Empereur de loin. Il a l’air banal et faible. Je ne vois vraiment pas en qui il pourra nous aider mais le Diable nous a ordonné de le ramener et ce qu’ordonne le Diable doit être fait. J’ai hâte d’en finir pour pouvoir retourner auprès de lui. Il n’y a qu’à ses pieds que je me sens à ma place.

_ Alors, il est comment ? Demanda le Bateleur d’une voix enjouée.

Le Bateleur est toujours excessivement bruyant. Il rit, court et saute de partout. Il m’épuise vraiment mais le Diable a tenu à l’intégrer à notre équipe pour la mission de récupération. Je crois avoir compris que c’était parce qu’il fallait un élément un peu sociable pour mettre l’Empereur plus en confiance. L’Impératrice l’avait ferré, le Bateleur devait le remonter dans le bateau et la Force et moi étions là pour s’assurer qu’il ne replongerait pas à l’eau.

_ Il est intéressant, déclara l’Impératrice en haussant les épaules.
_ Cette mascarade est vraiment inutile, s’énerva la Force. Si ça n’avait dépendu que de moi, nous serions allés le chercher dès notre descente de l’avion et nous l'aurions emmené d’autorité. Nous aurions fait l’aller-retour en une seule journée.

Cette brusquerie lui ressemble bien. Il n’a pas hérité de cette arcane pour rien apparemment. Je ne peux pas m’empêcher de me demander de nouveau pourquoi est-ce que j’ai hérité de la numéro 13, l’Arcane sans nom. Je n’ai aucun souvenir de ma vie avant mon Eveil. Le Diable m’a expliqué maintes fois que c’est parce qu’elle a du me tuer pendant son incarnation. J’ai tout oublié. Mon premier souvenir est la main glacée du Diable sur mon front. C’est lui qui m’a trouvé. Subitement, je n’avais plus de maison, plus de parents, comme s’ils étaient morts avec moi. Je refuse d’y penser sérieusement mais je crois qu’ils sont toujours en vie. Seulement, ils ne veulent plus de moi et je les comprends. Personne n’aimerait avoir engendré la Mort. Le Diable ne m’a appris qu’une seule chose sur mon passé, mon prénom, Cail. Aucune arcane ne l’emploie, si ce n’est lui dans l’intimité. Pour les autres, je suis Death. Hormis le Diable, aucun d’eux ne recherche ma compagnie de plein gré. Je sens très distinctement qu’ils ont peur de moi. Même la Force, qui est une montagne de muscles, me craint. Il a compris que son physique impressionnant n’est rien contre le pouvoir que j’ai en moi. Il me suffirait de vouloir le tuer pour qu’il tombe comme une mouche pour ne plus jamais se relever. Le Diable est immortel et pourtant je sais que ce n’est pas cette sécurité qui le fait m’aimer.

_ A quoi tu penses, Death ?

Le Bateleur était toujours si prompt à me couper de mes rêveries… Je jetai un regard en biais dans sa direction. Sa chevelure épaisse et dorée faisait des petits sursauts comme il trottinait. Il était petit pour son âge et tout le monde peinait à croire qu’il avait 22 ans.

_ A rien, lâchai-je entre les dents.

Il ne se satisfaisait jamais de cette réponse. Heureusement, au moment où il allait repartir à l’assaut, le téléphone de l’Impératrice sonna. Une chanson de Nox Arcana. Elle lâcha ma main pour fouiller dans son sac et décrocher après avoir brièvement analysé l’écran numérique :

_ Salut chef !

Grrr… Son attitude me déplaisait au plus haut point. Comment pouvait-elle parler avec autant de familiarités à notre Maître ?

_ Oui, c’est fait. Il n’a pas été aussi surpris que ce que j’espérais. Je lui ai donné rendez-vous demain. Nous lui expliquerons la situation et nous le ramènerons.

L’Impératrice se tue et tourna la tête vers moi en plissant les yeux.

_ Je vous le passe.

Après quoi elle me tendit le téléphone :

_ Il veut te parler.

Ma gorge se serra. C’était la première fois que j’étais séparé du Diable. Il aurait du être du voyage mais le patriarche avait requis sa présence. Je collai l’appareil à mon oreille mais ne dis rien.

_ Est-ce que ça va, Cail ?

Sa voix était rassurante et douce.

_ Oui.
_ Tu n’as trop peur ?

Le Diable est le seul à imaginer que l’Arcane de la Mort puisse avoir peur.

_ Si, avouai-je après une brève hésitation.

Je pus presque le voir me sourire gentiment avant d’entendre :

_ Ne t’en fais pas, Cail. Nous serons bientôt de nouveau ensemble. J’aurais voulu te garder auprès de moi mais cette mission était d’importance capitale et elle nécessitait ta présence pour s’assurer de sa bonne conduite. Je t’ai déjà expliqué pourquoi. Suis bien les directives de l’Impératrice et, de grâce, ne tue pas le Bateleur. Il est agaçant mais il saura mettre l’Empereur en confiance.
Je hochai imperceptiblement la tête.

_ Est-ce que je te manque ?
_ Oui, dis-je timidement.
_ Tu me manques également, Cail. Aucun être ne vaut ta compagnie ici. Je suis si fatigué…

Le Diable poussa un long soupir et souffla :

_ Alors nous nous voyons demain. Dors bien, mon ange de la mort.

Il coupa la communication et je rendis le téléphone à l’Impératrice. La Force m’administra un très léger coup de poing dans l’épaule et s’exclama de sa voix rauque :

_ Tu as de la chance, Death. Le Diable te traite comme un prince. Il ne te quitte jamais et quand il le fait, il veut toujours s’assurer que tu vas bien. Je t’envie…

Il reprit sa marche, me laissant à mes réflexions. Il ne comprenait rien. C’était moi qui avait de la chance d’être un objet d’intérêt pour le Diable. Sans cela, ma vie serait vaine. Je suivis les arcanes sans entrain. Quand nous retrouvâmes le Bateleur qui nous avait devancé au détour d’une ruelle, il était en grande conversation avec une bande de jeunes gens sales à l’air inquiétant. Lui toutefois continuait de sourire avec sarcasme, sans doute à un trait d’esprit que nous n’avions pas entendu.

_ Tu fais le malin, toi ? S’écria l’un des inconnus en sortant un couteau de sa poche.

Lorsqu’il nous vit arriver, la Force, l’Impératrice et moi, il hésita à poursuivre son action mais la folie dans ses yeux s’intensifia lorsqu’il les posa sur la jeune femme de notre groupe.

_ Hey, jolie poulette ! S’exclama l’un de ses collègues en approchant.

Je les comptai. Sept. Ridicule. Quand bien même ils auraient été soixante-dix, ils ne pouvaient rien contre moi.

_ Qu’est-ce que tu fous, Ilex ? Maugréa l’Impératrice entre ses dents. Allez amène-toi, on a mieux à faire.

Ilex allait tourner les talons docilement mais le premier gars abattit sa grande paluche sur son épaule. Il avait toujours le couteau dans l’autre.

_ Pas si vite ! Tu t’es bien moqué de nous toi alors maintenant balancez tous vos porte-feuilles et vos téléphones. Magnez-vous !

Je ne comprenais pas bien pourquoi nous devions leur donner quelque chose qui nous appartenait et dont nous ne voulions pas nous dessaisir. De toutes manières, aucune Arcane ne fit mine de s’exécuter. L’Impératrice croisa les bras sous sa poitrine et parla calmement :

_ Écoute-moi bien, espèce de décérébré. Soit tu nous laisses tranquille, soit je te présente la Mort. C’est à toi de voir mais je t’aurai prévenu.

Le voyou fut d’abord surpris par le sang-froid de notre meneuse puis il rit grassement avec ses compères qui se rapprochèrent. Dans la faible lumière du réverbère, nous vîmes l’éclat des lames que tenaient leurs mains.

_ Je crois que tu n’as pas bien compris la situation, ma belle. Je voulais te garder pour moi mais puisque tu es insolente, tu aura également la visite de toute ma bande. Ça t’apprendra.

Je mis du temps à comprendre son allusion dégoûtante. La Force grogna et fit un pas en avant, prêt à en découdre. L’Impératrice le stoppa d’un signe de la main.

_ Ils sont armés. Ne prenons pas le risque de te blesser inutilement.

Puis elle se tourna vers moi :

_ Death, occupe t’en.

D’ordinaire, seul le Diable en personne pouvait me donner cet ordre mais avant de nous séparer, il m’avait commandé d’obéir à toutes directives de l’Impératrice. Je relevai mes manches avec une lenteur et une application que je savais angoissante pour mes victimes. Le voyou qui devait être le chef relâcha le Bateleur en le poussant en avant et ricana :

_ Quoi ? Tu veux te battre ? Tu ne crois pas que tu es un peu maigrelet pour ça ?

En trois pas j’étais sur lui. J’esquivai aisément la lame du couteau qu’il avait dirigé contre moi et plongeai ma main droite dans sa poitrine. Hébété, il baissa la tête.

_ Qu’est-ce que… ?

Il ne voyait plus que mon poignet, le reste avait disparu à l’intérieur de lui sans déchirer la peau. Ses yeux s’agrandirent d’horreur et avant qu’il ne crie, je resserrai mes doigts sur son cœur. Il était plutôt petit comparé à ceux que j’avais déjà touché auparavant. Je me tournai vers l’Impératrice :

_ Je le prends ?

Elle fit non de la tête.

_ Ça m’étonnerait qu’un cœur comme le sien intéresse le Diable.

La bande de voyous dut nous prendre pour des fous dangereux car ils laissèrent tomber leurs lames et s’enfuirent à toutes jambes en abandonnant leur leader.

_ P… Pitié, couinait ce dernier d’un air pathétique. Pitié.

Je lui fis de nouveau face :

_ Tes supplications sont vaines. Je suis la Mort. Je ne peux que te tuer.

Sur ces mots, je pressai de toutes mes forces son cœur jusqu’à le sentir éclater. Je retirai ma main de sa poitrine avec la même facilité que si elle avait été plongé dans un liquide et le corps inerte du voyou tomba lourdement sur le sol. Il n’y avait de sang nulle part, pas même sur mes doigts.

_ Rentrons à l’hôtel, déclara l’Impératrice avec décontraction, impassible devant ce spectacle qu’elle connaissait déjà pour l’avoir vu cent fois.

C’est ce que nous fîmes, d’un pas un peu plus rapide pour s’éloigner au plus vite de l’endroit au cas où quelqu’un découvrirait le cadavre avant l’aube.


*

_________________
Tarot [récit original] Passkeller

DC : Clare Fang Yin & Sarah-Jane Winchester
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Tarot [récit original] Empty
MessageSujet: Re: Tarot [récit original]   Tarot [récit original] I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Tarot [récit original]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» UN TRIKE original
» Glashutte Original
» la Version Original de cyrano de bergerac edmond rostand
» [Bâle] Glashütte Original
» Pas d'idée pour un titre original et accrocheur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Universal Stargate : Atlantis, Sg1 RPG  :: Wormhole X-Treme | Le délirium :: Expérimentation Hasardeuse | Créations :: Un nouveau monde | Fan Fictions :: Textes en cours de rédaction-
Sauter vers: